Archives dans 4 mai 2026

Comment contacter son parlementaire

comment contacter un parlementaire

Un parlementaire, c’est tout simplement une personne qui siège dans un parlement, c’est-à-dire l’institution qui vote les lois et contrôle le gouvernement. Concrètement, en France, un parlementaire est soit :

  • un député (élu à l’Assemblée nationale)
  • un sénateur (élu au Sénat)

Les deux forment ensemble le Parlement français.
Les parlementaires ont plusieurs missions essentielles :

  • Faire la loi
    → ils proposent, discutent et votent les lois
  • Contrôler le gouvernement
    → poser des questions, enquêter, demander des comptes
  • Représenter les citoyens
    → porter des préoccupations, des réalités du terrain

Il est donc normal de pouvoir contacter son parlementaire.

Un mot avant de commencer

Vous traversez quelque chose d’éprouvant. Vous protégez votre enfant, parfois seul(e), face à des situations que les institutions ne comprennent pas toujours. Ce combat mérite d’être entendu, y compris par ceux qui font la loi.
Votre parlementaire – député(e) ou sénateur(rice) – est élu(e) pour vous représenter. Il ou elle a le pouvoir de faire évoluer la loi, d’interpeller le gouvernement, d’alerter sur des situations comme la vôtre.

Ce guide vous explique, pas à pas, comment le ou la contacter.

Votre rôle à vous, c’est de témoigner. Le plaidoyer politique, c’est le rôle de l’association.

1 – Trouver son parlementaire

➡️ Identifier la bonne personne à contacter, en quelques clics

Trouver votre député(e)

Chaque circonscription électorale est représentée par un(e) député(e) à l’Assemblée nationale. C’est votre interlocuteur(rice) de proximité, élu(e) par les citoyens de votre territoire.

Rendez-vous sur le site officiel : www.assemblee-nationale.fr

  • Cliquez sur la rubrique « Trouver mon député »
  • Entrez votre code postal ou votre commune.
  • Sa fiche indique son adresse de permanence, son email et ses réseaux sociaux. Si ce n’est pas
    le cas, pas d’inquiétude.

Trouver votre sénateur/sénatrice

Le Sénat représente les territoires. Vos sénateur(rice)s sont élu(e)s au niveau départemental et peuvent porter, comme les député(e)s des propositions de loi ou interpeller le gouvernement.

Rendez-vous sur le site officiel : www.senat.fr

  • Cliquez sur la rubrique « Trouver mon sénateur »
  • Sélectionnez votre département dans la liste
  • Plusieurs sénateurs(rices) représentent votre département – vous pouvez en contacter un(e) ou
    plusieurs.

Vous pouvez contacter votre député(e), votre sénateur(rice), ou les deux. L’association met à disposition un Excel recensant les parlementaires. Privilégiez le parlementaire de votre circonscription, il est là pour vous représenter.

2 – Choisir comment le ou la contacter

➡️ Plusieurs options s’offrent à vous – choisissez ce qui vous convient

Il n’y a pas une seule bonne façon de contacter un(e) parlementaire. Choisissez ce qui vous correspond le mieux. L’association suggère de prendre contact par email (le plus rapide) et / ou par courrier postal (plus formel, et parfois plus impactant).

CanalPour qui ?Ce qu’il faut savoir
EmailSi vous êtes à l’aide à l’écrit et
souhaitez garder une trace de votre demande.
Avantages : Trace écrite, réponse
formelle possible, facilement
transmissible
Un message concret (10 à 15
lignes) suffit. Commencez par un
objet clair.
Conseils : Objet clair et accrocheur, message concis (max 1 page)
Courrier postalSi vous souhaitez donner un caractère solennel et personnel à votre démarche.
Avantages : Plus solennel, fort impact symbolique, difficile à ignorer
Une lettre recommandée, avec
accusé de réception a un fort
impact symbolique.
Conseils : Lettre manuscrite ou
imprimée sur papier blanc,
recommandé avec AR
TéléphoneSi vous préférez le contact humain ou si vous souhaitez demander directement un rendez-vous.
Avantages : Rapide, contact humain, permet de fixer un RDV
Appelez la permanence.
Présentez-vous en une phrase,
expliquez brièvement l’objet de
votre appel.
Conseils : Appelez la permanence, soyez bref et précis, demandez un suivi écrit
Réseaux sociauxSi vous souhaitez un échange direct.
Avantages : Visibilité publique,
pression médiatique possible
Conseils : Restez factuel et
respectueux

3 – Préparer ce que vous allez dire

➡️ Votre parole, c’est votre force. Pas besoin d’être expert(e)

Les parlementaires reçoivent beaucoup de données et de discours. Ce qui marque vraiment, c’est un témoignage humain. Vous n’avez pas à préparer un exposé politique, vous avez à raconter ce que vous vivez.

Ce que vous pouvez partager :

  • Votre situation, brièvement : qui vous êtes, ce que vous avez vécu, ce que vous protégez
  • Les obstacles que vous avez rencontrés : justice, services sociaux, école, hôpital…
  • Ce que vous attendez de lui ou d’elle : qu’il ou elle soit sensibilisé(e), pose des questions au
    gouvernement, rencontre d’autres familles…
  • Vous pouvez mentionner l’association Protéger l’enfant, qui accompagne de nombreuses
    victimes dans la même situation, et proposer de mettre l’élu(e) en contact.

Ce que vous n’avez pas à faire :

  • Vous n’avez pas à présenter un argumentaire politique ou juridique
  • Vous n’avez pas à connaître les loi ou les textes en vigueur
  • Vous n’avez pas à avoir des réponses à tout. Si l’élu(e) pose des questions techniques, dites
    simplement : » Je vous transmettrai les coordonnées de l’association. »
  • Vous n’avez pas à être parfait(e) ni à vous justifier. Votre vécu suffit.

4 – Écrire votre message

➡️ Un modèle simple que vous pouvez adapter librement

MODÈLE DE MESSAGE

Je ne suis pas seul(e) dans cette situation. L’association Protéger l’enfant accompagne de nombreuses familles confrontées aux mêmes obstacles. Elle pourrait vous apporter des éléments complémentaire si vous souhaitez approfondir le sujet.

Je souhaiterais, si vous en avez la possibilité, que vous puissiez prendre connaissance de cette réalité que vivent de nombreuses familles en France en m’accordant un bref moment pour en parler. Le cas échéant, vous pouvez entrer en contact avec l’association Protéger l’enfant.

Je vous remercie de l’attention que vous porterez à ce message et reste à votre entière disposition pour tout complément d’information.

Je reste à votre disposition pour vous fournir tout document complémentaire. Dans l’espoir d’une réponse favorable, je vous adresse, [Madame / Monsieur] le/la [Député(e) / Sénateur(rice)], mes respectueuses salutations.

➡️ Si vous obtenez un rendez-vous, voici comment vous y préparer

Une permanence parlementaire est un lieu où le parlementaire travaille et reçoit lorsqu’il est en circonscription. C’est un moment informel, l’élu(e) est là pour vous écouter. Vous n’êtes pas en train de plaider un dossier, vous venez témoigner.

Remarque : ne vous inquiétez pas si vous n’obtenez pas de rendez-vous, cela arrive souvent, et ne remet absolument pas en cause l’importance de votre démarche.

NB : le parlementaire ne peut pas modifier une décision de justice. Son rôle est de faire évoluer la loi, pas d’intervenir dans un dossier individuel.

Pendant le rendez-vous

  • Commencez par vous présenter clairement : qui vous êtes, où vous habitez, quelle est votre situation familiale
  • Racontez votre histoire simplement, dans l’ordre chronologique si possible
  • Dans la mesure du possible, restez factuel(le) et calme, même si le sujet est émotionnellement difficile
  • Si l’élu(e) vous pose des questions sur les lois ou les dispositifs : « Je vous laisse les coordonnées de Protéger l’enfant, ils pourront vous répondre avec précision. »
  • Terminez en lui demandant s’il ou elle peut s’engager à creuser le sujet ou à rencontrer l’association

Après le rendez-vous

  • Envoyez un court email de remerciement dans les 48h, en rappelant l’échange et en transmettant les coordonnées de l’association
  • Informez l’association de la tenue du rendez-vous et de ce qui a été dit – c’est important pour le suivi collectif

6 – Faire un suivi

➡️ Ne pas rester sans réponse

Un parlementaire reçoit beaucoup de sollicitations. Une relance est tout à fait normale et légitime.

Pas de réponse sous 3 semaines ?

  • Envoyez un email de relance courtois en rappelant brièvement votre message initial
  • Ou appelez la permanence pour demander si votre message à bien été reçu

Vous recevez une réponse vague ?

  • Remerciez et proposez une suite concrète : un rendez-vous, une mise en relation avec l’association

Dans tous les cas :

  • Transmettez à l’association toute réponse obtenue, même partielle. Cela nous aide à construire un suivi collectif

Chaque message compte. Chaque témoignage fait avancer la prise de conscience. Même sans réponse immédiate, vous contribuez à faire évoluer les mentalités. Vous êtes légitime. Parce que votre témoignage peut faire évoluer la loi et améliorer concrètement la protection des enfants.

Voici la base de données de parlementaires – Mise à jour en février 2026

Protéger l’enfant est à vos côtés
Vous pouvez nous contacter à tout moment pour vous aider à préparer votre démarche, relire votre message ou vous accompagner psychologiquement.

Autre ressource : Sept Conseils et astuces pour espérer être entendu face aux interlocuteurs socio-judiciaires
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Témoignage de Farah, mère protectrice qui ne peut plus voir sa fille

témoignage de farah, victime de violences intrafamiliales

Farah est mère de deux enfants. Depuis sa séparation, elle fait face à des années de procédures, d’accusations, de pressions, de dépenses judiciaires massives et de ruptures imposées avec sa fille.

Le témoignage de Farah raconte une mécanique bien connue de nombreuses mères protectrices : quand un homme utilise le droit comme une arme, et que les institutions, au lieu de freiner cette violence, l’accompagnent.

Témoignage de Farah, victime de violence intrafamiliale

Témoignage de Farah et sa fille, victimes de violence intrafamiliale

Farah rencontre celui qui deviendra son mari alors qu’elle est déjà mère d’un petit garçon.

Au début, il se montre attentionné, rassurant, valorisant. Il semble investi, doux, fiable. Il remercie, il rassure, il prend sa place dans le foyer sans brutalité apparente.
Peu à peu, il se présente comme une figure paternelle pour son fils. Farah hésite, met du temps à lui faire confiance sur ce point, puis finit par croire à cette stabilité. Elle pense avoir construit quelque chose de solide.

Comme souvent, l’emprise ne commence pas par la violence visible. Elle commence par la confiance.

Un peu avant le mariage, les choses se dérèglent, doucement. Il devient plus distant. Plus critique. Plus froid. Les marques d’affection disparaissent. L’intimité devient rare, puis presque inexistante. Il l’isole progressivement. Farah commence à douter d’elle-même, de sa valeur, de son corps, de ce qu’elle comprend de la relation.

Elle sent qu’il y a un problème, envisage même de partir. Mais à ce moment-là, son fils l’appelle déjà “papa”. Elle se dit qu’elle ne peut pas lui faire vivre une nouvelle rupture. Elle se convainc qu’il faut tenir, stabiliser, continuer.

C’est aussi cela, l’emprise : pousser une femme à rester en s’appuyant sur son sens des responsabilités.

Après la naissance de leur fille, la situation se dégrade davantage. Farah décrit un homme peu investi, absent, critique, désengagé du quotidien familial. Elle porte la charge mentale, la charge éducative, la charge matérielle. Elle gère les enfants, le foyer, les projets, les finances.

Lui profite de ce qu’elle met en place, mais ne soutient pas réellement la vie commune. Il ne construit pas avec elle : il bénéficie de ce qu’elle construit.

À ce stade, Farah comprend qu’elle ne vit pas un couple. Elle est dans une forme de cohabitation inégalitaire, dans laquelle elle donne, organise, compense, pendant que lui dispose d’elle.

À 30 ans, Farah ne veut plus vivre ainsi. Elle refuse de partager sa vie avec un homme qui ne la regarde pas, ne la soutient pas, ne s’implique ni auprès d’elle ni auprès des enfants. Elle demande donc le divorce.

Elle pense alors qu’une séparation, même difficile, peut se faire avec un minimum de raison. Elle imagine une organisation, une discussion, peut-être même une forme d’accord. Elle ne sait pas encore qu’à partir de ce moment-là, le conflit va changer de nature.

Mais ici comme souvent ailleurs, la séparation ne marque pas la fin du contrôle. Au contraire, elle se démultiplie et en devient le nouveau terrain.

Dès qu’elle annonce sa décision, le dialogue disparaît. À la place arrivent les avocats, les courriers, les accusations, les dossiers à charge. Farah reçoit des pages et des pages dans lesquelles elle est décrite comme instable, dangereuse, incapable, voire folle. Sa vie est déformée, ses intentions réécrites contre elle.

Du jour au lendemain, elle doit courir partout pour prouver qu’elle s’occupe de ses enfants, qu’elle travaille, qu’elle est cohérente, bref qu’elle n’est pas celle qu’on décrit. Elle entre dans une logique de défense permanente.

Depuis 2017, dit-elle, la mécanisme de son agresseur est toujours la même : il attaque pour que Farah perde tout en devant se défendre, se justifier.

Témoignage de Farah, victime de violence intrafamiliale

Devant le réseau, la verve et la puissance déployée par le père, la Justice est (une fois de plus) subjuguée. Farah finit par perdre la garde de sa fille, qui n’a alors que 2 ans.

Du jour au lendemain, la petite se retrouve isolée chez son père. Les contacts sont coupés ou strictement contrôlés. Les appels n’ont pas lieu, ou sont interrompus. Les week-ends sautent. Les promesses de remise de l’enfant ne sont pas tenues.

Farah ne voit plus sa fille pendant de longs mois. Elle demande, insiste, écrit, propose même des rencontres très courtes, dans un parc, n’importe où. En face, elle se heurte à des refus, des reports, des silences, bref à une manifestation de pouvoir toxique.

Le témoignage de Farah illustre ce que les victimes savent bien, la violence ne réside pas seulement dans le rapport de force, elle est aussi dans la manipulation organisée.

Quand Farah croise parfois sa fille, l’enfant va mal. Elle pleure beaucoup. Elle fait des cauchemars, a de grandes angoisses. Elle reproduit des paroles et des gestes inquiétants. Farah décide alors de faire évaluer la situation par des professionnels.

Des expertises psychologiques font apparaître des éléments alarmants, notamment des propos de l’enfant : le père accuse sa fille d’être méchante et que c’est pour ça qu’elle ne voit pas sa mère.

Mais ces expertises sont écartées, non pas sur le fond, mais parce qu’elles ont été demandées par elle. Autrement dit : le témoignage de l’enfant ne produit pas d’effet, ce qui compte, c’est QUI a demandé qu’on l’écoute. Farah est confrontée à un système qui valide plus facilement le soupçon porté sur elle que la réalité qu’elle apporte.

La situation se détériore au fil des années. Farah fait face à une multiplication de procédures civiles, familiales, pénales et patrimoniales.

Chaque fois, il faut un avocat pour ne pas laisser la version adverse s’imposer.

Résultat : près de 80 000 € de frais d’avocat, des biens bloqués, des signalements effectués, des plaintes contre elle, salissantes, épuisantes…

Ce type de violence asphyxiante est moins visible que les coups mais détruit tout autant financièrement, psychiquement, socialement.

Alors après plusieurs années à voir sa fille souffrir, Farah craque et prend une décision illégale : elle part avec sa fille à l’étranger.

Cet acte punissable intervient après 4 années de procédures, d’alertes ignorées, de lien mère-enfant empêché, de manipulation dénoncée sans effet.

Mais Farah ne fuit pas pour disparaître.

Même à l’étranger, contrairement au père, elle maintient le contact avec lui, autant que possible via des visios régulières. De plus, elle s’est immédiatement dénoncée aux autorités françaises, elle reste volontairement localisable, elle coopère et explique les raisons de cette décision. Elle espère ainsi que la Justice analysera mieux son dossier et reviendra au bon sens pour protéger son enfant.

Inversement, ce dernier déploie une violence et des moyens dingues pour récupérer sa fille (jusqu’à faire intervenir des mercenaires armés à l’école de l’enfant). Acculée, Farah finit avec un mandat d’arrêt, fait de la prison, est extradée puis est séparée d’avec ses enfants, porte un bracelet électronique.

Pendant trois ans, Farah se plie à tout. Elle respecte les cadres. Elle reprend ses études, stabilise sa vie. Elle suit les consignes de la Justice et du père, pour devenir “la bonne élève” du système. Farah maintient un lien avec sa fille, coûte que coûte. Le point rencontre finit lui-même par recommander un droit de visite élargi !

Aujourd’hui, Farah n’a plus de contact avec sa fille, ses droits ont été suspendus : plus d’appel, plus de visio depuis septembre 2025. Et dans tout cela, sa fille n’a jamais été entendue…

Et puis, la semaine dernière, la situation de Farah s’est encore aggravée ! Elle vient d’apprendre sa condamnation à 3 ans de prison dont 2 ans ferme, avec mandat international pour soustraction d’enfant.

Cette décision gravissime intervient alors même qu’elle n’a donc plus relation avec sa fille et donc aucun moyen de lui “nuire”.

Elle ne protège aucun enfant. Au contraire, elle privera le fils ainé de Farah de sa mère et rajoutera un traumatisme à cette fratrie. Actuellement, Farah ne présente aucune menace. Elle dénonce une disproportion des décisions et un acharnement judicaire, qui valide le harcèlement de son ex conjoint.

A quoi sert la Justice si elle rajoute des traumatismes ?

La témoignage de Farah montre bien que protéger les enfants, c’est aussi protéger le lien avec le parent protecteur.

D’autres témoignages de victimes de violences intrafamiliales ?

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3 000 personnes interdites de travailler avec des enfants…qui travaillaient pourtant auprès d’eux…l’attestation d’honorabilité

Attestation d'honorabilité

Depuis le 1ᵉʳ octobre 2025, en France, toutes les personnes intervenant auprès de mineurs (les professionnels comme les bénévoles) doivent fournir une attestation d’honorabilité.

Ce document administratif certifie qu’une personne n’a pas de condamnations judiciaires incompatibles avec le fait de travailler auprès d’enfants.

Il prouve officiellement qu’elles ne sont pas inscrites au Fichier judiciaire automatisé des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes (FIJAISV). L’objectif est d’éviter que des personnes condamnées ne continuent à côtoyer des enfants, en imposant un filtre systématique préalable à l’embauche ou à l’exercice.

Ce contrôle des antécédents judiciaires a été généralisé dans les secteurs de la petite enfance et de la protection de l’enfance pour renforcer la sécurité des enfants et éviter d’exposer des mineurs à des personnes jugées dangereuses.

Ces contrôles ne se limitent pas à la simple présentation de l’attestation. Si une personne déjà en poste ne peut pas produire un document valide, l’employeur est tenu d’initier une procédure de licenciement pour motif personnel ou de mettre fin à son activité dans le secteur concerné.

L’objectif affiché du gouvernement est de prévenir les situations à risque, notamment celles impliquant des auteurs d’abus sexuels ou violents sur mineurs.

GROS problème… des milliers de personnes se sont retrouvées écartées !

Selon les derniers chiffres annoncés par la Haute-commissaire à l’Enfance, près de 3000 personnes ont été écartées du secteur de la petite enfance et de la protection de l’enfance à l’issue de cette vérification.

Soit elles n’ont pas pu produire une attestation valide soit elles ont vu leur demande refusée à cause d’antécédents incompatibles avec un contact avec des enfants !!

Ce chiffre, loin d’être anecdotique, a mis en lumière l’ampleur de profils à risque qui, jusque-là, pouvaient exercer auprès des enfants sans contrôle préalable efficace.

Les contrôles se poursuivent, nous vérifions tout le stock des professionnels et bénévoles.

Sarah El Haïry, Haute-commissaire à l’Enfance

Ce chiffre énorme ne parle pas d’exclusion. Il parle de tolérance actuelle.

Ces 3 000 personnes n’ont pas été stoppées à l’entrée. Elles étaient déjà là, dans des crèches, dans des structures de protection de l’enfance, au contact quotidien de mineurs.

Elles ont été écartées non pas parce que le système a soudainement durci, mais parce qu’un contrôle (minimal) a ENFIN été appliqué.

Pour le moment, le champ d’application précis du dispositif reste cantonné à la protection de l’enfance / petite enfance, ce qui exclut de manière explicite d’autres secteurs (comme l’enseignement périscolaire).

La Haute-commissaire à l’Enfance a indiqué que le dispositif pourrait s’étendre à d’autres professions et même aux candidats à l’adoption. On espère des actions rapides.

Une société qui découvre, presque par hasard, que des milliers de personnes dangereuses ou interdites d’exercer auprès d’enfants travaillaient quand même auprès d’enfants est une société qui doit se remettre en question.

Pour la protection des enfants, rien n’est plus essentiel que de savoir qui travaille auprès d’eux et dans quelles conditions.

On ne peut pas reposer sur la chance, la bonne foi…

On doit se reposer sur des règles claires, systématiques, non négociables.


D’autres articles sont disponibles sur notre site, vous les trouverez ici.

Ceux concernant les textes législatifs se trouvent ici.

Et voici nos derniers articles :

Le consentement entre dans la définition légale du viol

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Les blessures d’attachement : Brigitte Bardot, une vie à distance des sentiments

Brigitte Bardot

Par Caroline Bréhat, psychothérapeute, psychanalyste et autrice

N’est-il pas ironique que la femme la plus admirée du monde était rongée par un grave désamour de soi ? Une blessure d’attachement qui pourrait expliquer ses liaisons éphémères avec les hommes, l’abandon de son fils, sa passion dévorante pour les animaux. Jusqu’à ce statut d’objet sexuel qu’elle a par la suite tant dédaigné.


Le regard désaimant d’une mère narcissique


Petite, Brigitte Bardot était considérée par sa mère, Anne-Marie Mucel, comme une enfant au « physique ingrat » par rapport à sa sœur Mijanou, la préférée de ses parents. Enfant et adolescente, Brigitte ne trouve jamais grâce auprès de sa mère violente et hyper contrôlante.

Sa mère, figure d’attachement effrayante, n’hésite pas à gifler sa fille « lorsque son corps s’affaisse ». Enlaidie par un appareil dentaire et des lunettes, Brigitte est amblyope : son œil gauche est aveugle, en raison d’une mauvaise connexion avec son cerveau. La jeune Brigitte intériorise le regard dévalorisant de sa mère et fait une tentative de suicide à 15 ans : « Quand j’étais petite, je ne me sentais pas très belle, j’étais renfermée sur moi-même. Mijanou, ma sœur, était plus jolie que moi. Je n’étais pas bonne élève et mes parents n’étaient pas très fiers de moi. »


Mais qui est donc cette mère qui n’hésite pas à la frapper à coups de cravache ?

Actrice et danseuse contrariée « qui ne s’aime que lorsqu’elle est regardée », Anne-Marie Mucel, issue comme son mari de la haute bourgeoisie catholique, tente de faire de sa fille une sorte de disciple : « J’ai été élevée par des parents de droite, d’une bourgeoisie austère, qui m’ont donné une éducation assez stricte. J’ai connu la cravache… J’allais dans une école catholique, j’étais surveillée avec une gouvernante. Je ne sortais jamais dans la rue toute seule. J’ai été très tenue jusqu’à l’âge de 15 ans », explique Brigitte Bardot dans ses mémoires publiés en 1996, Initiales BB.


Si Brigitte rêve d’intégrer l’Opéra de Paris et de devenir une étoile, c’est pour briller un peu dans les yeux de cette mère mal-aimante.

Mais rien à faire, même lorsque Brigitte fait la couverture du magazine Elle en 1950, dont le numéro spécial est dédié à la relation parents-enfant, où elle apparaît debout derrière sa mère, la légende entourant la future actrice la condamne : « Les jeunes filles sont-elles détestables ? Les jeunes mères sont-elles irréprochables ? ».

Seul son grand-père maternel, Léon Mucel, la soutient dans son projet d’actrice, mais c’est en des termes particulièrement méprisables qu’il parle de sa petite fille, la ramenant à un statut d’objet sexuel : « Si cette petite doit un jour être une putain, elle le sera avec ou sans le cinéma. Si elle ne doit jamais être une putain, ce n’est pas le cinéma qui pourra la changer ! Laissons-lui sa chance. ». Comment s’aimer lorsqu’une famille toute entière vous méprise autant ?

De ce désamour de soi naîtra un attachement insécure évitant qui expliquera son comportement avec les hommes.


De l’attachement insécure évitant à l’autodestruction



Les neuroscientifiques parlent de modèle interne opérant pour décrire le style d’attachement qu’un parent transmet à son enfant. Un enfant rejeté qui ne bénéficie d’aucun contact physique aura tendance à se blinder et à taire ses émotions pour se protéger. Pour s’adapter à cette adversité, il mettra souvent en place un attachement évitant et manifestera une indépendance excessive qui l’empêchera d’établir des liens profonds avec les autres. Cet enfant en arrive à se détester et peut considérer les autres – les hommes, pour Brigitte Bardot – comme intrusifs à l’image de son parent maltraitant. Fiables uniquement lorsqu’ils sont tenus à distance.

Brigitte Bardot croque les hommes, les maltraite puis les jette. Dix-sept hommes, 4 mariages, de multiples infidélités, liaisons extra-conjugales éphémères, Brigitte Bardot montre une indépendance excessive : « Je suis infidèle. J’ai beaucoup d’amants, non par perversité, mais par tendresse, » confie-t-elle. Ou bien « l’amour, ça ne dure que trois mois ! ». Elle se marie avec Gunther Sachs mais refuse de partager son appartement.  Cette indépendance, elle la chante d’ailleurs dans la chanson écrite par Serge Gainsbourg : « Je n’ai besoin de personne… » L’actrice semble préférer la quantité à la qualité, c’est-à-dire à l’engagement émotionnel. De fait, même au fait de sa gloire, lorsqu’elle incarne dans « Et Dieu créa la femme », l’idéal féminin fantasmé de l’époque, Brigitte ne se trouve toujours pas belle.

Ce n’est pas tant de sa plastique dont il est question, mais plutôt du peu de valeur qu’elle s’accorde réellement. Et les pensées morbides ne sont jamais très loin : « À des périodes de ma vie, pour échapper à ce tourbillon insensé, j’avais même un tube de somnifères constamment à portée de main. » Le 28 septembre 1960, le jour de ses 26 ans, Brigitte Bardot fait une deuxième tentative de suicide qui laisse le monde éberlué.

Mais c’est peut-être sa relation avec son enfant, Nicolas, issu de son union avec Jacques Charrier, qui symbolise le mieux cet attachement évitant : « Je n’ai jamais eu d’instinct maternel », déclare Brigitte Bardot, Dans ses mémoires, elle évoque son accouchement en des termes terribles : « C’était un peu comme une tumeur qui s’était nourrie de moi, que j’avais portée dans ma chair tuméfiée, n’attendant que le moment béni où on m’en débarrasserait enfin… Le cauchemar, arrivé à son paroxysme, il fallait que j’assume à vie l’objet de mon malheur. (…) Impossible, je préférais mourir » … Avant d’ajouter, incongrue, dans une autre interview : « J’aurais préféré accoucher d’un petit chien ». Et de fait, Brigitte Bardot semble trouver épanouissement et équilibre uniquement auprès de ses animaux à la Madrague. Logique, avec un animal, l’amour ne fait pas mal, l’engagement émotionnel ne fait craindre aucun risque d’abandon ni de rejet. Nombreux sont les attachements évitants qui trouvent plus rassurant de se lier à des animaux qu’à des humains.

Brigitte Bardot a fait deux tentatives de suicide. Elle a abandonné une carrière prometteuse de danseuse à 18 ans et une carrière d’actrice à 38 ans là où d’autres sont encore dans la fleur de l’âge.

Elle a multiplié les liaisons et relations sentimentales, confié son enfant à son mari et fait des déclarations infâmantes dans le cadre de son militantisme en faveur des animaux. Celle qui avait été surveillée par sa mère et sa gouvernante, puis épiée par les paparazzis et emprisonnée dans un rôle de femme-objet a joué des rôles de femme libre. Mais elle a été contrainte de fuir des situations qui impliquaient une proximité émotionnelle de crainte de réactiver les blessures de son enfance. Brigitte Bardot était tout sauf une femme libre et sa vie incarne parfaitement les dérives autodestructrices d’un attachement insécure évitant.

Article de Caroline Bréhat, psychothérapeute, psychanalyste et autrice. Article reproduit avec son aimable autorisation.

Source : L’Humanité https://share.google/udTIVJtGoWhGLWjG3


Vous pouvez trouver d’autres articles de Caroline Bréhat ci-dessous ::https://www.protegerlenfant.fr/2021/10/17/syndrome-alienation-parentale-2/

Nos vœux pour 2026 : qu’on vous croit et plus encore !

on vous croit

La question des vœux

Chaque mois de janvier revient la même injonction, la même rêverie, le même espoir : souhaiter le meilleur aux humains qui nous entourent.

Mais quels vœux envoie-t-on à celles et ceux qui ont subi des violences intrafamiliales ?
Que peut-on souhaiter à des victimes, quand on sait ce qu’elles ont traversé, tout ce qu’elles endurent encore et ce que la société continue de leur imposer ?

Nous croyons que le premier vœu à formuler est simple, fondamental, et pourtant encore trop rarement exaucé : dire aux victimes « on vous croit ».

Être cru·e. Sans condition. Sans soupçon. Sans mise à l’épreuve.
Être cru·e quand on parle. Quand on dénonce. Quand on alerte.
Être cru·e par la Justice, par les institutions, par les professionnel·les, par l’entourage, par la société toute entière.

Il est important de prononcer ces mots « je te crois »….

Mais croire ne suffit pas.

Une fois la parole reconnue, il faut une prise en charge à 360 degrés.
Une protection réelle.
Un traitement juridique sérieux, rapide, cohérent.
Un accompagnement psychologique à la hauteur des traumatismes subis.
Une attention portée aux enfants, aux parents protecteurs, aux liens brisés, aux corps ET aux esprits abîmés, aux vies mises entre parenthèses.

Il faut aussi cesser d’invisibiliser les violences.
Cesser de minimiser.
Cesser de déplacer la responsabilité.
Et surtout : nommer les agresseurs, les incriminer en premier, plutôt que de continuer à scruter, juger, soupçonner celles et ceux qui survivent.

Car une société qui maltraite les victimes de violences intrafamiliales est une société malade.

Ce qui se joue derrière les portes closes, ce que l’on subit dans l’intimité des foyers façonne le lien social, la confiance collective, la manière dont on traite l’humain partout ailleurs.

Lutter contre les violences intrafamiliales, protéger les victimes, réparer les traumatismes, ce n’est pas un combat marginal.
C’est un projet de société, un enjeu de santé publique.
C’est une condition indispensable pour construire un monde plus juste, plus sain, plus humain.

Alors pour cette nouvelle année, nos vœux sont clairs : que les victimes soient crues, protégées, accompagnées, respectées.
Et que la société fasse enfin le choix de se soigner et réparer, en cessant de détourner le regard.

Nous serons là, encore et toujours, pour porter cette exigence.

on vous croit, on vous croit, on vous croit, on vous croit, on vous croit, on vous croit, on vous croit, on vous croit, on vous croit, on vous croit, on vous croit, on vous croit, on vous croit, on vous croit, on vous croit !


Si vous cherchez des ressources sur les violences intra-familiales, tous nos articles se trouvent ici.

Et voici d’autres ressources :

LIVRES POUR ADULTES

APERS Sandrine – Signaux d’alerte et phrases assassines – Les violences sexuelles sur les mineurs

AUBRY Isabelle et LOPEZ Gérard – L’inceste, 38 questions-réponses incontournables

BENOIT Laelia – Infantisme

BON Adélaïde, ROUDAUT Sandrine et ROUSSEAU Sandrine – Par-delà l’androcène et

La Petite fille sur la banquise

BONNET Catherine – L’enfant cassé, l’inceste et la pédophilie

BONNET Catherine et DURAND Edouard – Faut-il retirer l’autorité parentale aux auteurs de violences conjugales ?

BRÉHAT Caroline – Rester parent avec un ex toxique, – Échapper au piège de l’escalade et protéger son enfant et – Mauvais père

CEE Cécile – Ce que Cécile sait – Journal de sortie d’inceste

CERRADA Christine – Placements abusifs d’enfants – Une Justice sous influences

CHAUVEAU Sophie – La Fabrique des pervers

CRÉPON Marc – Le Consentement meurtrier

DE HAAS Caroline – En finir avec les violences sexistes et sexuelles – Manuel d’action

DELAUNAY Delphine – Après l’abîme… Le pouvoir de la mémoire traumatique

DURAND Edouard – 160000 enfants – Violences sexuelles et déni social

Défendre les enfants

DUSSY Dorothée – Le Berceau des dominations : anthropologie de l’inceste

FRAISSE Nora – Stop au harcèlement – Le guide pour combattre les violences à l’école et sur les réseaux sociaux

GALLAIS Arnaud – J’étais un enfant

GRUEV-VINTILA Andreea – Le Contrôle coercitif, au coeur de la violence conjugale

HALIMI Gisèle – La Cause des femmes

HOOKS Bell – La Volonté de changer – Les hommes, la masculinité et l’amour

JEAN Patric – La Loi des pères

JOLY Marc – La Perversion narcissique – Etude sociologique

JOLY- COZ Gwenola – “Elle l’a bien cherché” : la Justice et la lutte contre les violences faites aux femmes

KOUCHNER Camille – La Familia grande

LAMY Rose – Préparez-vous pour la bagarre – En bons pères de famille

LECOQ Titiou – Les Grandes oubliées – Pourquoi l’Histoire a effacé les femmes

LEPORT Edouard – Les papas en danger ? Des pères à l’assaut des droits des femmes

LEVY-SOUSSAN Pierre – L’enfant devant la violence parentale : emprise et dé-filiation

MILLER Alice – La Connaissance interdite – Affronter les blessures de l’enfance dans la thérapie

MORO Marie Rose et AMBLARD Odile – Abus sexuel, la parole est aux enfants

NGOZI ADICHIE Chimamanda – Chère Ijeawele, ou un manifeste pour une éducation féministe

NOUVEL Jean-Louis – Les besoins de l’enfant en Protection de l’Enfance

PALAIN Mathieu – Nos pères, nos frères, nos amis – Dans la tête des hommes violents

PIQUES Céline – Déviriliser le monde – Demain sera féministe ou ne sera pas

PIQUET Emmanuelle – Te laisse pas faire ! Aider son enfant face au harcèlement à l’école

PUDLOWSKI Charlotte – Ou peut-être une nuit. Inceste : la guerre du silence

Sous la direction de SADLIER Karen – L’enfant face à la violence dans le couple

SALMONA Muriel – Le Livre noir des violences sexuelles

SINNO Neige – Triste tigre

SMITH Joanna – Protéger son enfant des violences sexuelles

SPRINGORA Vanessa – Le Consentement

VAN DER KOLK Bessel – Le Corps n’oublie rien – Le cerveau, l’esprit, le corps dans la guérison du traumatisme

PODCASTS

BIENAIME Charlotte – Un podcast à soi (numéro 23, 24, 30, 34, 41, 42, 43, 44, 51)

France Culture – Esprit de Justice : Qu’est-ce que le contrôle coercitif ?

– – LSD, La Série Documentaire : les fantômes de l’hystérie – Histoire d’une parole confisquée

Être et savoir : une question chaude ! L’éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle

Le Cours de l’histoire – Série “Crime, tabou, péché, juger l’intime” – Episode 1/5 : Juger l’inceste, histoire d’un crime au coeur de la famille

PUDLOWSKI Charlotte – Ou peut-être une nuit

ROMANO Hélène – Parenthème, l’école des parents – Accompagner un enfant en justice : comprendre, expliquer et protéger

SMITH Joanna – Protéger son enfant des violences sexuelles

LIVRES POUR ENFANTS

ASSOCIATION UNE VIE – J’apprends à me protéger des abus sexuels (pour les 6-12 ans)

ASSOCIATION FACE A L’INCESTE – Mon cahier de prévention – Inceste et violences sexuelles (6-10 ans)

BAUDY Mathilde et DIEUMEGARDE Tiphaine – Le Petit illustré de l’intimité (en 4 tomes)

BELLIER Sophie – Une maman, ça sert à quoi ?

BESCOND Andréa et TUCKER Mathieu – Et si on se parlait ? (3 volumes : pour les 3-6 ans, les 7-10 ans et les 11 ans et plus)

BLITMAN Sophie et DABOS Jeanne – L’histoire, c’est pas sorcier – Droit des femmes, une lutte pour l’égalité

BOURDEVERRE-VEYSSIERE Soline et FRUY Chloé – Je peux te faire un bisou ?

CHAPIRON Mai Lan – Le Loup, et – C’est mon corps

CLERC Olivier et BORDICCHIA Gaia – Tu es le jardinier de ton coeur ou le secret du bonheur

COLLECTIF FEMINISTE CONTRE LE VIOL – Victimes de viols ou d’agressions sexuelles – Connaître ses droits

COLLET Margaux, REMY-LELEU Raphaelle et Diglee – Beyoncé est-elle féministe ?… et autres questions pour comprendre le féminisme

DE KINDER Jan – Rouge – Histoire racontée – Harcèlement scolaire

DESBORDES Astrid et MARTIN Pauline – Mon amour

DIERE Coralie et DEBRE CHAPUIS Marie – Une bulle dans l’océan

DOLTO Catherine, FAURE-POIREE Colline et ROBIN – Respecte mon corps

DUBOIS-ARDYNS Emilie et CARIOU-MARCEN Anaïs – Pas touche !

DUTRUC-ROSSET Florence et ROUVIERE Julie – La princesse sans bouche

FILLIOZAT Isabelle, FILLIOZAT-FRIED Margot et MAROGER Isabelle – Mon corps m’appartient ! Respect, intimité, consentement, parlons-en !

FILLIOZAT Isabelle, PERREAULT France-Marie et ZONK Zelda – Les droits de l’enfant – les cahiers Filliozat

FILLIOZAT Isabelle, RIEFOLO Violène et ROJZMAN Chantal – Stop au harcèlement ! (dès 7 ans)

JOLIBOIS Christian et LE GOFF Hervé – Quand j’habitais chez ma mère

LE MAGUET Charline – Le secret de Soro

LE MUZIC Marion et KRONSKY Maria – Basta ! Guide d’autodéfense féministe pour ados (et pas que…)

Les petits citoyens – « Et si on s’parlait de la justice » – N°25

LIMOUZIN Mélanie et RELIER Joèl – Les Bisous interdits

LOUART Carina et BOUTIN Anne-Lise – Harcèlement, comment dire stop ?

MAKYO – Manipulator, la première BD qui décrypte toutes les formes de manipulation

NGOZI ADICHIE Chimamanda – Nous sommes tous des féministes

PIQUET Emmanuelle, MARMION Jean-François et BLANDIN Camille – Manuel de survie face aux harceleurs – Et autres brutes de la cour d’école

PIQUET Emmanuelle et MANDEL Lisa – Je me défends du sexisme

ROSENSTIEHL Agnès – Faut savoir dire non !

SALMONA Muriel, FALL Sokhna et PONTI Claude – Quand on te fait du mal – Informations sur les violences et leurs conséquences

SALMONA Muriel – Informations sur les violences et leurs conséquences sur la santé – Brochure à destination des jeunes

SERRANO Lucia – Ton corps t’appartient !

VERMONT Charline – Corps, amour et sexualité : les 100 questions que vos enfants vont vous poser

WABBES Marie – Petit doux n’a pas peur

YOUNG Jessica et Rafael LOPEZ – Je te retrouverai dans tes rêves